Les commissions scientifiques en temps de guerre : un espace de (ré) conciliation ? L'exemple de la Commission scientifique du Mexique
2013
Armelle Le Goff et Nadia Prévost Urkidi

Extrait de : "Les Savants, la Guerre et la Paix (édition électronique)"
Sous la direction de Simone Mazauric
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Robert Belot, Fabien Knittel, Christiane Demeulenaere-Douyère, Armelle Le Goff, Nadia Prévost Urkidi, Alain Coutelle, Jean-Paul Callède, Fatiha Cherfouh, Yves-François Le Coadic
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 38-47
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Sous le Second Empire, à l'occasion de l'expédition du Mexique, l'exploration du pays est décidée par le ministère de l'Instruction publique. Une commission scientifique est créée dans ce but et des voyageurs français sont envoyés sur place. Le colonel Doutrelaine, commandant du génie du corps expéditionnaire français au Mexique, est chargé de superviser leurs actions sur le terrain. Cet homme de guerre est aussi le président de la Commission scientifique, littéraire et artistique du Mexique, commission franco-mexicaine créée par le maréchal Bazaine sur le terrain. Il est en contact régulier avec le gouvernement mexicain qui compte plusieurs savants reconnus et avec l'élite intellectuelle mexicaine. Il tente de créer un espace de dialogue et de collaboration entre les scientifiques français et mexicains. Les archives de la Commission scientifique du Mexique conservées aux Archives nationales ainsi que des correspondances privées de Doutrelaine adressées à son mentor le maréchal Vaillant, ministre de la Guerre, témoignent d’innombrables tensions entre les Français et les scientifiques mexicains conservateurs mais révèlent aussi des exemples de collaboration surtout au sein de la Commission scientifique, littéraire et artistique du Mexique.