La recherche géologique et la guerre d’Algérie
2013
Alain Coutelle

Extrait de : "Les Savants, la Guerre et la Paix (édition électronique)"
Sous la direction de Simone Mazauric
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Robert Belot, Fabien Knittel, Christiane Demeulenaere-Douyère, Armelle Le Goff, Nadia Prévost Urkidi, Alain Coutelle, Jean-Paul Callède, Fatiha Cherfouh, Yves-François Le Coadic
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 48-57
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les bibliographies annuelles établies par le Service de la carte géologique d’Algérie et son successeur le Service géologique de l’Algérie, permettent de suivre l’évolution de la production des publications géologiques avant, pendant et après la guerre d’Algérie. Malgré d’inévitables biais, on a ainsi une idée de l’état de la recherche pendant cette période. Dans l’ensemble, en raison de l’inaccessibilité progressive du terrain, la productivité s’effondre mais inégalement selon les spécialités. L’une d’elles, l’hydrogéologie, connaît même un certain essor sous l’influence des plans de développement, tel le « Plan de Constantine ». Le départ des « pieds noirs » au moment de l’indépendance, ainsi que nombre des métropolitains en poste en Algérie, fera qu’au moment de la reprise des activités, il n’y aura presque plus d’acteurs de la géologie du temps de la présence française. La reprise des activités en recherche appliquée se fera cependant dans une certaine continuité. Pour la recherche universitaire, la situation est différente car se sont des jeunes chercheurs travaillant sous la responsabilité de quatre professeurs « ex-métropolitains » qui assureront la reprise des travaux de terrain. La conséquence en sera un renouvellement complet des interprétations tectoniques. Les deux dernières années de la période analysée voient, enfin, l’arrivée des deux premiers géologues algériens.