Écrits sur la guerre et écrits sur la paix, d’euphémismes en utopies, au tournant du XVIIIe siècle
2013
Michèle Virol

Extrait de : "Écrire la guerre, écrire la paix (édition électronique)"
Sous la direction de Simone Mazauric
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Isabelle Guyot-Bachy, Thierry Lassabatère, Alain Marchandisse, Bertrand Schnerb, Jonathan Dumont, Laure Hennequin-Lecomte, Madeleine Souche, Arnaud Dhermy, Philippe Hameau, Michèle Virol, Regina Pozzi, Marie-France Badie, Luc Vincenti

2013
p. 95-103
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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La succession désastreuse des conflits tout au long du règne de Louis XIV a contribué à rendre le thème de la guerre omniprésent dans les œuvres littéraires, les gazettes et les pamphlets, souvent pour glorifier le roi de guerre, en euphémisant la violence. À partir des années 1690, le thème de la paix devient important, notamment pour les trois auteurs retenus ici. Ils traitent de la paix en mettant en avant des logiques différentes : Fénelon fait de la paix un gage de bon gouvernement, Vauban, l’homme rompu à la guerre, vante la paix pour conserver les « bornes naturelles » de la France, enfin l’abbé de Saint-Pierre propose de rendre la paix perpétuelle grâce à une instance arbitrale supra-nationale. Les princes se conformeront-ils au comportement rationnel vanté par ces écrits ou doit-on considérer ces derniers comme utopiques ? L'histoire ne leur a-t-elle pas donné largement raison ?