Libertés citoyennes, ville globale et fédéralisme : compositions urbaines dans la Nouvelle Géographie universelle d’Élisée Reclus (1876-1894)
2013
Federico Ferretti

Extrait de : "Penser la composition urbaine (XVIIIe-XXe siècle) (édition électronique)"
Sous la direction de Louis Hincker
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Florence Bourillon, Paul Claval, Laurent Coudroy de Lille, Jean El Gammal, Federico Ferretti, Jean-Pierre Husson, Daniel Pinson, Jean-Luc Porhel, Benoît Romeyer, Cécile Souchon
2013
p. 49-64
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

Parmi les géographes de son époque, Élisée Reclus (1830-1905) est celui qui donne le plus d’importance au phénomène urbain, en l’analysant sur une pluralité d’échelles. C’est d’abord la ville européenne, d’après le géographe, qui reçoit le legs de la polis grecque et de la commune médiévale en tant que foyer historique de la liberté de l’individu. La commune est le noyau des idées politiques de Reclus, anarchiste exilé après la Commune de 1871. Dans sa Géographie, cette expérience est présente à l’arrière-plan de toute analyse urbaine : c’est dans les villes qu’il localise les centres de la subversion sociale ainsi que de la production des savoirs critiques. Quelle est la signification de cette démarche dans les débats politiques et culturels de l’époque ?