Composition urbaine et mouvement moderne : Firminy-Vert, conception et fonctionnement d’un quartier sans rues
2013
Benoît Romeyer

Extrait de : "Penser la composition urbaine (XVIIIe-XXe siècle) (édition électronique)"
Sous la direction de Louis Hincker
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Florence Bourillon, Paul Claval, Laurent Coudroy de Lille, Jean El Gammal, Federico Ferretti, Jean-Pierre Husson, Daniel Pinson, Jean-Luc Porhel, Benoît Romeyer, Cécile Souchon
2013
p. 81-91
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dans les années cinquante, un quartier d’habitation prévu pour plus de 4 000 habitants s’installe en bordure de la cité ouvrière de Firminy sous l’impulsion d’Eugène Claudius-Petit, ancien ministre de la Reconstruction. Le Corbusier, proche de ce dernier, aura une influence majeure sur le plan d’urbanisme du projet, sans être officiellement associé à son élaboration. Tout en respectant assez scrupuleusement les grands principes énoncés dans la charte d’Athènes, et notamment la volonté de rompre avec la rue héritée, ce quartier présente une composition atypique, en adéquation avec le site, et récompensée par un grand prix d’urbanisme en 1961. Cet article se propose de poser un regard contemporain sur la place de la rue dans la composition urbaine de Firminy-Vert – une opération en lien avec les théories du mouvement moderne – en s’intéressant au contexte ayant permis l’émergence de cette opération ainsi qu’à ses grandes caractéristiques urbanistiques.