La « composition urbaine » : paradigme perdu d’une lecture hâtive du classique de K. Lynch, The Image of the City (1960)
2013
Daniel Pinson

Extrait de : "Penser la composition urbaine (XVIIIe-XXe siècle) (édition électronique)"
Sous la direction de Louis Hincker
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Florence Bourillon, Paul Claval, Laurent Coudroy de Lille, Jean El Gammal, Federico Ferretti, Jean-Pierre Husson, Daniel Pinson, Jean-Luc Porhel, Benoît Romeyer, Cécile Souchon
2013
p. 93-105
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

On ne retient généralement de l’ouvrage classique de Kevin Lynch, The Image of the City (1960) que la partie relative aux enquêtes et aux esquisses de plans reprises par les géographes, voire les urbanistes, pour en faire des « cartes mentales ». Il s’agit d’un usage réducteur de la recherche de Lynch. Sa finalité est bien, en effet – en prenant appui sur trois villes américaines et en scrutant l’« imageability » dans la relation entre l’objet et le sujet –, de penser les structures matérielles d’une forme urbaine qui fassent sens pour le citadin. Il est vraisemblable que Lynch a été un précurseur presque trop précoce et il fallait que l’urban design, le design urbain ou le projet urbain se dégagent de la gangue académique de la composition urbaine et renouent avec une prise en considération de la compétence habitante pour que le sens dont Lynch charge la forme urbaine puisse retrouver écho chez les architectes et urbanistes.