Monuments aux morts, à la victoire, à la paix ? L’exemple d’une ville moyenne française (Tarbes, Hautes-Pyrénées)
2013
Sylvaine Guinle-Lorinet

Extrait de : "Commémorer et dénoncer la guerre (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves Le Pogam et Martine Plouvier
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de ‘Ada Acovitsióti-Hameau, Françoise Bayard, Serge Bianchi, Isabelle Delorme, Marie-Noële Denis, Sylvaine Guinle-Lorinet, Charles Guisset-Chinarro, Benoît Jordan, Franck Kacy, Annie Lagarde-Fouquet, Coline Morice, Danièle Pingué, Renaud Pingué, Édith Pirio, Damien Richard, Virginie Riou, Nicolas Risso, Chloé Rosati-Marzetti, Isabelle Rouge-Ducos, Henri Veyradier
2013
p. 65-76
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Comme d’autres villes moyennes, Tarbes possède plusieurs monuments aux morts. L’un d’entre eux, dédié aux morts des Hautes-Pyrénées, a une histoire complexe : il fut souhaité par les vétérans de la guerre de 1870, commencé avant la Première Guerre mondiale, terminé ensuite, déplacé et transformé dans les années soixante. Un autre, dédié aux morts de la ville, se trouve dans le hall de la mairie ; il met en scène Foch, vainqueur de la Grande Guerre et enfant du pays, sous les traits d’un simple poilu. L’observation des monuments, le dépouillement de la presse et des délibérations municipales permettent de définir les acteurs à l’origine, de préciser les symboles mis en œuvre et d’expliciter les messages. Cette étude de cas pousse à réfléchir aux fonctions de ces monuments : entretenir le souvenir de la guerre, préparer à la paix, nourrir les rivalités, construire la paix... ou tout cela en même temps ? Peut-être faut-il aussi se demander si la fonction actuelle n’a pas évolué par rapport au projet initial...