La fête patronale de la Saint-Jean-Saint-Éloi de Signes (Var) : mise en scène d’une identité locale au travers de rituels guerriers
2013
Coline Morice et Chloé Rosati-Marzetti

Extrait de : "Commémorer et dénoncer la guerre (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves Le Pogam et Martine Plouvier
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de ‘Ada Acovitsióti-Hameau, Françoise Bayard, Serge Bianchi, Isabelle Delorme, Marie-Noële Denis, Sylvaine Guinle-Lorinet, Charles Guisset-Chinarro, Benoît Jordan, Franck Kacy, Annie Lagarde-Fouquet, Coline Morice, Danièle Pingué, Renaud Pingué, Édith Pirio, Damien Richard, Virginie Riou, Nicolas Risso, Chloé Rosati-Marzetti, Isabelle Rouge-Ducos, Henri Veyradier
2013
p. 191-205
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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À Signes (Var), les villageois organisent la fête annuelle de la Saint-Jean-Saint-Éloi depuis plusieurs siècles. Cette fête patronale est réactualisée au fil du temps afin de transmettre traditions et coutumes. Elle mobilise tout à la fois les registres de la guerre et de la paix. Perçue comme un moyen d’affirmer et de véhiculer des valeurs d’identité locale, la fête est aussi un prétexte pour jouer à la guerre en temps de paix. À partir d’enquêtes de terrains, les représentations symboliques de la guerre et les mises en scène qui s’y référent sont analysées. L’importance attribuée par les protagonistes au feu et à son utilisation participerait de la construction d’un simulacre belliciste. À travers les discours, les musiques, les commémorations et les rites, des liens sont mis au jour entre le social, le politique, le religieux et le militaire.