Les origines de la notion de « paysage urbain »
2013
Pierre Pinon

Extrait de : "Comprendre les paysages urbains (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre Pinon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Bernadette Blanchon, Daniel Bornoz, Youri Carbonnier, Jean-Michel Carozza, Patrice Cervellin, Isabelle Commandré, Bertrand Desailly, Ambre Girou, Régis Huguenin, Pierre Jambard, Sibylle Le Vot, Franck Martin, Yann Nussaume, Pierre Pinon, Frédéric Pousin, Roméo Terral, Francesca Tesi Pozzi, Philippe Valette, Vivien Vassal, Michaël Wyss
2013
p. 5-14
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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De Camillo Sitte à Gordon Cullen (le townscape) et au-delà, la théorie de l’urbanisme a progressivement intégré l’idée que la géométrie n’était pas le seul instrument de composition urbaine, mais qu’il fallait aussi se préoccuper des effets sur le paysage perçu. De là ont découlé des modes de composition urbaine à la géométrie plus complexe ou plus souple, ou même pensés en termes de topologie plus que de géométrie. L’inspiration des jardins « anglais » participe de ce mouvement, notamment en ce qui concerne les cités-jardins. Des théoriciens ont cherché à mesurer les effets des formes urbaines sur le paysage, d’où l’idée de penser aussi, en amont de la conception, les formes en fonction des paysages potentiellement produits. Si l’on compose les formes urbaines en pensant au paysage, l’approche paysagère devient elle-même un instrument de composition. Cette approche « pittoresque » peut aussi constituer une démarche d’analyse pour l’étude des morphologies urbaines anciennes ou récentes, ce qui pose la question de l’intentionnalité des effets paysagers produits. Cet article s’attache particulièrement à suivre l’évolution de la théorisation des « figures » du « pittoresque urbain ».