Paysage urbain : essence et perception
2013
Yann Nussaume

Extrait de : "Comprendre les paysages urbains (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre Pinon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Bernadette Blanchon, Daniel Bornoz, Youri Carbonnier, Jean-Michel Carozza, Patrice Cervellin, Isabelle Commandré, Bertrand Desailly, Ambre Girou, Régis Huguenin, Pierre Jambard, Sibylle Le Vot, Franck Martin, Yann Nussaume, Pierre Pinon, Frédéric Pousin, Roméo Terral, Francesca Tesi Pozzi, Philippe Valette, Vivien Vassal, Michaël Wyss
2013
p. 61-71
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Si l’on consulte le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, on observe qu’un ensemble d’ouvrages, au début des années quatre-vingt, commence à valoriser l’expression « paysage urbain » dans leurs titres, avec une accélération de son utilisation, aussi bien théorique que familière, à partir des années deux mille. Nous prendrons comme hypothèse que son emploi dépasse la simple notion de « cadre de vie et de l’environnement ». Comprendre les villes oblige à penser de nouvelles approches. Ce ne sont plus simplement leurs formes que l’on regarde, leur bâti, leur apparence, mais leur essence que l’on interroge dans leurs rapports « ville-nature-histoire ». Mise en avant par des chercheurs comme le géographe Augustin Berque, la complexité de la compréhension que les habitants portent sur leur environnement, selon les cultures et les époques, est devenue un élément clé de la réflexion contemporaine. L’expression « paysage urbain » s’affirme comme essentielle pour décrire les villes qui s’affranchissent des frontières et exposer ces cités étrangères, lointaines, avec leurs différences de milieux (relations qui lient les sociétés à leur environnement).