Saint-Denis : évolution d’un paysage urbain vue au travers de l’archéologie
2013
Michaël Wyss

Extrait de : "Comprendre les paysages urbains (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre Pinon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Bernadette Blanchon, Daniel Bornoz, Youri Carbonnier, Jean-Michel Carozza, Patrice Cervellin, Isabelle Commandré, Bertrand Desailly, Ambre Girou, Régis Huguenin, Pierre Jambard, Sibylle Le Vot, Franck Martin, Yann Nussaume, Pierre Pinon, Frédéric Pousin, Roméo Terral, Francesca Tesi Pozzi, Philippe Valette, Vivien Vassal, Michaël Wyss
2013
p. 73-87
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les recherches archéologiques qui, depuis 1973, portent sur le centre-ville de Saint-Denis éclairent d’un jour nouveau la genèse du bourg médiéval. Le haut Moyen Âge a doté le site de plusieurs églises funéraires implantées en bordure de la nécropole de la basilique et d’une vaste enceinte (castellum) mettant l’abbaye à l’abri des raids vikings. Dès l’an mille, les églises sont investies par des paroisses et les fossés d’eau du castellum sont transformés en cours d’eau forcés, deux éléments qui deviennent générateurs de l’agglomération médiévale. Progressivement, l’habitat civil s’étend sur toute la surface du castellum. L’espace bâti se structure sur le plan d’un réseau radioconcentrique de rues, avec des itinéraires convergeant vers les parvis d’églises. Jusqu’au XIIIe siècle, le tracé des voies secondaires fluctue car l’habitat de bois n’est pas encore stabilisé. Ce n’est qu’avec l’apparition de maisons à l’architecture de pierre, à partir du début du XIVe siècle, que le parcellaire se fixe.