La rénovation urbaine aux Antilles françaises : Pointe-à-Pitre, le virage vers la modernité (1958-1988)
2013
Roméo Terral

Extrait de : "Comprendre les paysages urbains (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre Pinon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Bernadette Blanchon, Daniel Bornoz, Youri Carbonnier, Jean-Michel Carozza, Patrice Cervellin, Isabelle Commandré, Bertrand Desailly, Ambre Girou, Régis Huguenin, Pierre Jambard, Sibylle Le Vot, Franck Martin, Yann Nussaume, Pierre Pinon, Frédéric Pousin, Roméo Terral, Francesca Tesi Pozzi, Philippe Valette, Vivien Vassal, Michaël Wyss
2013
p. 137-146
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Durant les Trente Glorieuses, des opérations de rénovation urbaine ont été menées en métropole mais aussi dans les villes de l’ancien empire colonial français. La ville de Pointe-à-Pitre devient le centre de l’une des plus importantes rénovations urbaines jamais menées au niveau national. Près de 450 hectares et 100 000 personnes sont concernées par des opérations d’urbanisme qui dureront trente ans (1958-1988). L’objectif était de remblayer, d’aménager et d’assainir des quartiers insalubres qui s’étaient développés à la périphérie sous l’effet de l’exode rural. La rénovation urbaine de Pointe-à-Pitre est atypique, par rapport à celles qui ont été menées en métropole, en raison de l’implantation de la ville en milieu tropical et des contraintes naturelles, mais aussi de la nature de l’habitat délabré qui va être détruit (cases).