Des balcons sur la Garonne ? Évolution des paysages fluviaux périurbains aux portes nord de Toulouse
2013
Philippe Valette, Ambre Girou, Jean-Michel Carozza et Bertrand Desailly

Extrait de : "Comprendre les paysages urbains (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre Pinon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Bernadette Blanchon, Daniel Bornoz, Youri Carbonnier, Jean-Michel Carozza, Patrice Cervellin, Isabelle Commandré, Bertrand Desailly, Ambre Girou, Régis Huguenin, Pierre Jambard, Sibylle Le Vot, Franck Martin, Yann Nussaume, Pierre Pinon, Frédéric Pousin, Roméo Terral, Francesca Tesi Pozzi, Philippe Valette, Vivien Vassal, Michaël Wyss
2013
p. 183-196
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Depuis quelques années, de nombreuses villes se sont engagées dans un processus de reconquête de leurs berges fluviales. N’échappant pas à cette dynamique, Toulouse a entrepris, depuis les années quatre-vingt-dix, de nombreuses actions de valorisation de la façade fluviale historique. Le retour au fleuve, entrepris au cœur de la ville, est-il en train de s’étendre aux espaces contigus ? Il s’agit dans cet article d’étudier et de caractériser les paysages fluviaux périurbains aux portes nord de Toulouse. Ces derniers sont nés de l’expansion urbaine et accueillent une population autrefois citadine, qui entend conserver un certain nombre de pratiques et de repères. Alors que la ville reconnaît le fleuve comme une aménité et le valorise, peut-on observer une intentionnalité paysagère comparable dans des paysages fluviaux périurbains, encore peu étudiés en France ? Pour répondre à cette question, il faut brosser le tableau de l’évolution des paysages fluviaux nord-toulousains depuis le début du XIXe siècle. Ce retour historique permet de mieux appréhender et comprendre l’état des lieux actuel d’un espace devenu une transition entre la ville et la campagne, s’exprimant à travers des formes spécifiques (lotissements pavillonnaires, petits collectifs, mitage...). À l’intérieur de ces territoires, la Garonne semble offrir un retour au « naturel », valorisé notamment à l’approche de la ville à travers une « balconisation » des paysages fluviaux.