Vignettes urbaines chez Varron et chez Virgile : représentations de la ville dans deux traités d’agriculture de la fin du Ier siècle av. J.-C.
2013
Marie-Pierre ZANNIER

Extrait de : "Représenter la ville : entre cartographie et imaginaire (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves Le POGAM et Martine PLOUVIER
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Marie-Pierre ZANNIE, Ambre VILAIN de BRUYNE, Claude PETITFRÈRE, Jean-Sébastien CLUZEL, Sylvie CLAIR, Mehdi BELARBI, Laurence DANGUY, Hélène HATZFELD, Sophie BRONES, Annick BATARD, Patricia LIMIDO-HEULOT
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 9-20
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les Res rusticae, très marquées par les valeurs de l’urbanitas et s’adressant aux grands propriétaires citadins, contrastent avec les Géorgiques, où les références urbaines témoignent d’un regard inverse, de la campagne vers la ville. À un moment où s’affirme dans l’empire un modèle d’organisation territoriale polarisé autour des centres urbains, a priori opposée, cette posture qui suppose de fortes nuances n’implique pas pour autant une représentation antinomique du phénomène urbain. Les toponymes et les mots pour dire la ville, les éléments descriptifs ou référentiels pour la localiser, caractériser sa composition ou évoquer son histoire passée ou récente sont enchâssés dans des « vignettes » textuelles. Leur fonction est autant illustrative que démonstrative – qu’il s’agisse, pour Varron, de bâtir une réflexion sur le rapport évolutif entre ville et campagne ou, pour Virgile, de scander par des noms de villes, comme autant de repères spatiaux et temporels, la geste d’Octavien.