Faire connaître la ville ou la donner à rêver ? La part de l’imaginaire dans les représentations et descriptions de Tours du XVIe au XVIIIesiècle
2013
Claude PETITFRÈRE

Extrait de : "Représenter la ville : entre cartographie et imaginaire (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves Le POGAM et Martine PLOUVIER
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Marie-Pierre ZANNIE, Ambre VILAIN de BRUYNE, Claude PETITFRÈRE, Jean-Sébastien CLUZEL, Sylvie CLAIR, Mehdi BELARBI, Laurence DANGUY, Hélène HATZFELD, Sophie BRONES, Annick BATARD, Patricia LIMIDO-HEULOT
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 32-45
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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À partir d’un corpus de cinq vues générales et d’une douzaine d’écrits, récits ou guides de voyage surtout, mon propos est d’étudier la façon dont leurs auteurs ont mis en scène la ville de Tours sous l’Ancien Régime. Ils ont toujours eu le souci de plaire à l’œil du spectateur, de séduire le lecteur, en lui donnant matière à rêver, une posture de « publicitaire » en quelque sorte. Ce parti pris ne recule jamais devant certaines falsifications du réel, plus ou moins importantes, de façon à mettre en relief des caractéristiques de la ville qui soient en accord avec l’échelle des valeurs de l’époque. Certaines perdurent au long des âges, tel l’accent mis sur l’importance économique de Tours, d’autres ont évolué avec le temps : célébrer la « bonne ville » close des XVIe et XVIIe siècles n’a plus cours au siècle des Lumières où il s’agit de vanter la modernité d’un urbanisme qui ouvre la cité sur l’extérieur, la veut facilement pénétrable par l’air, la lumière, les hommes et les marchandises.