La mémoire de Marseille
2013
Sylvie CLAIR

Extrait de : "Représenter la ville : entre cartographie et imaginaire (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves Le POGAM et Martine PLOUVIER
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Marie-Pierre ZANNIE, Ambre VILAIN de BRUYNE, Claude PETITFRÈRE, Jean-Sébastien CLUZEL, Sylvie CLAIR, Mehdi BELARBI, Laurence DANGUY, Hélène HATZFELD, Sophie BRONES, Annick BATARD, Patricia LIMIDO-HEULOT
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 63-69
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Marseille est contrainte par sa géographie. Et celle-ci est prégnante dans son histoire. « Le Marseillais, par sa nature, se regarde comme un peuple à part. La situation géographique, les montagnes, les fleuves qui le séparent du reste de la France, son langage particulier, tout alimente cette opinion fédéraliste » (Barras). Ce particularisme joue un rôle important dans la construction mémorielle de la cité la plus ancienne de France. Les Marseillais s’affirment Phocéens. En 1999, la cité a fêté avec éclat ses 2600 ans. Pourtant, paradoxalement, elle n’a que peu de respect pour son patrimoine écrit ou monumental. La mémoire de Marseille est en effet peu visible. On y trouvera difficilement des lieux ou des édifices révélant sa longue histoire. Elle revendique pourtant une mémoire, qui se nourrit de quelques icônes : les amours de Gyptis et Protis, la peste de 1720 et ses héros, la Marseillaise, Notre-Dame de la Garde ou le Vieux-Port, l’opérette et la Canebière, l’Olympique de Marseille, voire Gaston Defferre.