La place et le sens du vide dans la composition urbaine au XXesiècle
2013
Hélène HATZFELD

Extrait de : "Représenter la ville : entre cartographie et imaginaire (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves Le POGAM et Martine PLOUVIER
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Marie-Pierre ZANNIE, Ambre VILAIN de BRUYNE, Claude PETITFRÈRE, Jean-Sébastien CLUZEL, Sylvie CLAIR, Mehdi BELARBI, Laurence DANGUY, Hélène HATZFELD, Sophie BRONES, Annick BATARD, Patricia LIMIDO-HEULOT
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 106-111
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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La composition urbaine est historiquement davantage pensée comme ensemble de constructions, de formes et de fonctions que comme ensemble de vides générés par des architectures. Voir la ville par ses vides permet de révéler des impensés et de renverser des préjugés. Au XXesiècle, l’urbanisation fondée sur les principes des Congrès internationaux d’architecture moderne, en prenant le contre-pied de la ville traditionnelle, a transformé les relations entre vide et plein. En m’appuyant notamment sur la recherche que j’ai menée dans le grand ensemble de Vaulx-en-Velin (Rhône), je montrerai comment les « espaces libres », produits d’un idéal fonctionnaliste, esthétique mais aussi politique, révèlent l’évolution des enjeux urbains. Elle se traduit dans les différences de représentations graphiques et perceptives, dans les questions apparues lors des opérations de rénovation urbaine et, plus récemment, dans les réflexions prospectives inspirées par la ville durable.