Le patrimoine beyrouthin « au pied du mur » Iconographie d'un projet architectural
2013
Sophie BRONES

Extrait de : "Représenter la ville : entre cartographie et imaginaire (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves Le POGAM et Martine PLOUVIER
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Marie-Pierre ZANNIE, Ambre VILAIN de BRUYNE, Claude PETITFRÈRE, Jean-Sébastien CLUZEL, Sylvie CLAIR, Mehdi BELARBI, Laurence DANGUY, Hélène HATZFELD, Sophie BRONES, Annick BATARD, Patricia LIMIDO-HEULOT
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 112-123
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les documents sur lesquels s’appuie cet article servent de point de départ à la description des valeurs et des enjeux, notamment patrimoniaux, qui président au façonnage et aux représentations de la ville. Le premier est issu de la description d’un projet architectural destiné au public et placé autour d’une parcelle en travaux dans l’un des quartiers les mieux « préservés » de la capitale libanaise. L’autre est un panneau qui lui fait face, exemple d’une vaste campagne de signalisation occupant les quartiers péricentraux et désignant des « rues » et des « quartiers à caractère traditionnel ». Dans le contexte de la situation au cours de laquelle elles furent « saisies », ces deux représentations de la composition urbaine véhiculent des messages antagonistes dont je montre qu’ils s’appuient pourtant sur des modèles communs. Leur instrumentalisation à des fins contradictoires illustre – outre des conceptions différentes de la ville, de ses échelles, de ses compositions et de ses manières de la vivre – la façon dont le « patrimoine » est produit à Beyrouth aujourd’hui, dans le contexte des années 2000 où une intense spéculation foncière dans les quartiers péricentraux a succédé aux débats sur la reconstruction du centre-ville.