Quelle forme pour les villes de demain ? Étude prospective de l’impact morphologique des nouvelles prescriptions de planification
2013
Fernanda Moscarelli et Jean-Marie Miossec

Extrait de : "Formes urbaines et développement durable (édition électronique)"
Sous la direction de Sylvie Servain-Courant, Christophe Demazière et Laura Verdelli
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Matthieu Adam, Anne Aguiléra, Laëtitia Arantes, Olivier Baverel, Olivier Blanpain, Séverine Bonnin-Oliveira, Morgane Colombert, Youssef Diab, Nicolas Dubus, Nicolas Granier, Christophe Leclerc, Jean-Marie Miossec, Fernanda Moscarelli, Anne-Solange Muis, Akila Nedjar-Guerre, Maryvonne Prévot, Daniel Quenard, Jérôme Rollin, Matthieu Stivala, Charlotte Tardieu, François Valegeas, Marion Voisin

2013
p. 29-48
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’analyse des formes urbaines montre que les villes que nous connaissons aujourd’hui correspondent à un patchwork résultant des différentes exigences sociétales identifiant dans la ville le site idéal d’expérimentation. Aujourd’hui, les acteurs de nos villes cherchent à répondre à un contexte profondément marqué par l’éminent épuisement des combustibles fossiles et minéraux, la disparition des terres agricoles et les autres conséquences de nos anciens modèles morphologiques et de l’explosion du transport individuel. Les notions de qualité de vie, de densité, de végétation en ville et, évidemment, le concept de « ville durable » sont à l’ordre du jour et vont sûrement impacter les formes spatiales de l’avenir. La planification urbaine-territoriale est appelée à répondre à ces exigences et plusieurs outils sont mis à sa disposition, sans que l’impact de son application puisse être complètement mesuré. Cet article s’appuie sur une analyse prospective de l’impact des prescriptions de deux schémas de cohérence territorial (SCOT) dans la forme spatiale à partir de contextes, échelles et temporalités différents. Il s’attache à répondre à cette double question : quel impact auront ces propositions sur la forme urbaine ? Celle-ci sera-elle une forme « durable » ? En prenant comme cas d’étude un schéma dit « d’agglomération » – celui de la communauté d’agglomération de Montpellier – et un schéma dit de « bassin de vie » – celui de la région urbaine grenobloise –, ce travail s’inscrit dans l’interface entre l’échelle de la ville et celle de la région urbaine.