Tours, la cité retrouvée : l’aménagement de la vallée du Cher de 1962 à nos jours
2013
Hugo Massire

Extrait de : "Nature et composition urbaine"
Sous la direction de Jean Soumagne
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Dominique Andrieu, Anne-Catherine Chardon, Christophe Cloquier, Alain Génin, Jean-Marc Hoeblich, Laurent Litzenburger, Hugo Massire, Benoît Pin, Laurent Quisefit, Sylvie Servain, Saïd Sghir, Roméo Terral, Jean-Louis Yengué
2013
p. 9-19
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Élément longtemps menaçant et inféodé, le fleuve entretient un rapport ambigu avec la ville de Tours. Désireuse de poursuivre son extension urbaine, celle-ci rectifia et canalisa à partir de 1962, sous l’impulsion de son maire, Jean Royer, le cours du Cher. Menée pendant près de trois décennies sur une longueur de 6 kilomètres, l’opération était alors promue comme le plus grand chantier d’Europe par la municipalité. De nos jours en voie d’achèvement, les quartiers des Fontaines, des Rives-du-Cher, de Rochepinard et des Deux-Lions, gagnés sur le lit majeur du fleuve, présentent un panel diversifié des formes architecturales et urbaines réalisées en France depuis le milieu des Trente Glorieuses. Cet éventail invite à une réflexion sur la prise en compte du fleuve dans la composition architecturale des nouveaux quartiers et sur l’évolution, théorique et opérationnelle, du concept de domestication de la nature tel qu’il était défendu dans le discours royeriste.