D’eaux et de glaces : les excès et les ravages de la Somme en milieu urbain du XVe au XVIIIe siècle
2013
Christophe Cloquier et Jean-Marc Hoeblich

Extrait de : "Nature et composition urbaine"
Sous la direction de Jean Soumagne
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Dominique Andrieu, Anne-Catherine Chardon, Christophe Cloquier, Alain Génin, Jean-Marc Hoeblich, Laurent Litzenburger, Hugo Massire, Benoît Pin, Laurent Quisefit, Sylvie Servain, Saïd Sghir, Roméo Terral, Jean-Louis Yengué
2013
p. 33-47
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

Durant les périodes médiévale et moderne, la Somme fut considérée comme un fleuve paisible et fut, à ce titre, appréciée pour son régime régulier, favorable à la navigation. Véritable axe de vie, elle fut équipée et exploitée au maximum des possibilités durant plus de mille ans. Toutefois, durant ces périodes, elle soumit les villes d’Abbeville et d’Amiens, inscrites dans le lit majeur inondable, à des excès et des ravages, particulièrement dévastateurs. Le caractère aléatoire et la faible fréquence des phénomènes de débordement et d’englacement des eaux engendraient alors des conséquences brutales sur les biens et les personnes. Ainsi, à plusieurs reprises, ces événements naturels occasionnèrent la destruction de ponts, la noyade d’habitants, la ruine de maisons ou la submersion d’une partie des villes touchées. Actuellement assimilables à des catastrophes naturelles, ces phénomènes ravageurs liés aux périodes de hautes eaux annonçaient également les limites d’un équipement et d’une exploitation excessifs.