Les risques climatiques à Metz (Moselle) à la fin du Moyen Âge
2013
Laurent Litzenburger

Extrait de : "Nature et composition urbaine"
Sous la direction de Jean Soumagne
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Dominique Andrieu, Anne-Catherine Chardon, Christophe Cloquier, Alain Génin, Jean-Marc Hoeblich, Laurent Litzenburger, Hugo Massire, Benoît Pin, Laurent Quisefit, Sylvie Servain, Saïd Sghir, Roméo Terral, Jean-Louis Yengué
2013
p. 49-61
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les difficultés frumentaires qui touchent Metz à la fin du Moyen Âge et au début des Temps modernes révèlent la vulnérabilité de la ville face aux aléas climatiques qui perturbent à la fois la production agricole, le stockage et la circulation des denrées et produits de première nécessité. Dans le cadre du petit âge glaciaire (début XIVe-milieu XIXe siècle), dont les effets se font localement sentir lors de la grande famine de 1315-1317, la période qui s’étend des années 1400 aux années 1530 est marquée par une multiplication des anomalies climatiques (saisons trop froides et trop humides) et des événements extrêmes (embâcles et débâcles, inondations, tempêtes, mais aussi sécheresses). Le croisement systématique entre les séries administratives et fiscales et les sources narratives de cette époque permet d’interroger à la fois la perception de ces risques, leurs conséquences sur l’approvisionnement urbain ainsi que les efforts d’adaptation entrepris par la ville pour y faire face.