Composition urbaine et risques naturels au XXe siècle : l’exemple de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)
2013
Roméo Terral

Extrait de : "Nature et composition urbaine"
Sous la direction de Jean Soumagne
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Dominique Andrieu, Anne-Catherine Chardon, Christophe Cloquier, Alain Génin, Jean-Marc Hoeblich, Laurent Litzenburger, Hugo Massire, Benoît Pin, Laurent Quisefit, Sylvie Servain, Saïd Sghir, Roméo Terral, Jean-Louis Yengué
2013
p. 65-76
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les risques naturels pesèrent longtemps sur le bilan humain des sociétés antillaises et la ville de Pointe-à-Pitre fut maintes fois détruite par des catastrophes qui ont profondément marqué son histoire. Cependant, les risques naturels ne furent pas seulement des éléments de destruction et de mort et une menace permanente pour la ville, mais également des facteurs de mutation favorisant l’émergence de nouvelles formes urbaines. À cet égard, le cyclone de 1928, qui inaugure l’ère du béton armé en Guadeloupe, favorisa de nouvelles compositions urbaines. Et c’est au cours de la première visite du général de Gaulle à Pointe-à-Pitre, le jour même du passage du cyclone Betsy (1956), que germa l’idée d’une vaste rénovation urbaine à Pointe-à-Pitre. Cette rénovation est un exemple de composition urbaine ayant servi de front pionnier pour des innovations techniques et la réalisation de nouvelles formes architecturales qui puissent contrer davantage les effets de tels risques naturels urbains.