Conflits et traces secondaires ostéologiques chez les peuples d'Asie centrale protohistorique
2014
Julio Bendezu-Sarmiento

Extrait de : "Archéologie de la violence et de la guerre dans les sociétés pré et protohistoriques (édition électronique)"
Sous la direction d'Olivier Buchsenschutz, Olivier Dutour et Claude Mordant
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Gérard Bataille, Julio Bendezu-Sarmiento, Alexandre Beylier, Bruno Boulestin, Olivier Buchsenschutz, Alexandra Buzhilova, Marie-Hélène Días-Meirinho, Bernard Dedet, Émilie Dubreucq, Olivier Dutour, Henri-Paul Francfort, Eric Gailledrat, Rimantas Jankauskas, Jenny Kaurin, Sophie Krausz, Georges Marchand, Stéphane Marion, Sandra Péré-Noguès, Jean-François Piningre, Béatrice Vigié et Nicolas Rouzeau
2014
p. 7-23
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Résumé
Aux âges du Bronze et du Fer en Asie centrale steppique (IIe et Ier millénaires avant J.-C.) s’établissent et se développent les cultures Andronovo et Saka. Au cours de leur histoire, il est avéré qu’elles pratiquaient tout d’abord une économie sédentaire et semi-nomade, puis nomade à travers un vaste territoire compris entre la mer Caspienne et l’est de la Chine actuelle. C’est dans ce vaste contexte géographique et historique que nous présentons l’ensemble des données anthropologiques connues (dont les cas étudiés par nos soins) portant des traces secondaires liées aux violences guerrières durant ces périodes. Par cette approche, nous cherchons également à déterminer s’il existe une évolution des rapports humains entre les âges du Bronze et du Fer centrasiatiques. En effet, les steppes centrasiatiques sont marquées par l’apparition d’une hiérarchie sociale vers le milieu du IIe millénaire, qui s’impose au cours du temps, caractérisée par l’émergence de chefs locaux plus au moins puissants. Avec ce phénomène semble également se développer, d’une part la notion de propriété privée et/ou collective sur les zones de pâturages « plus riches », et d’autre part les problèmes de partition territoriale et de « voisinage ». Il s’agira donc de déterminer par l’examen des données anthropologiques la part de ces facteurs socio-économiques dans le développement de la violence entre ces populations.

Abstract
The Andronovo and Saka cultures develop during the Bronze and Iron Age (2nd and 1st millennia BC) on the steppes of central Asia. During their history, they were first a semi-nomadic and sedentary societies, but then changed to a nomadic lifestyle across the vast area between the Caspian Sea and the East of modern China. It is within the framework of this vast geographical and historical context that we will present all of the available anthropological data (including the cases we have studied) that relates to the marks left by warfare. From our observations, we hope to determine whether human relations changed during the Bronze and the Iron Age in Central Asia. The Steppes are marked by the gradual establishment of a social hierarchy during the middle of the 2nd millennium BC, characterised by the emergence of more or less powerful local chiefs. With this phenomenon develop the notion of property, be it private or collective, in relation to the richer pastures and also problems of land sharing and “neighbours”. By examining the anthropological data, we hope to determine the influence of these socioeconomic factors on the development of violence in these societies.