Citadelles celtiques : défense, prestige et opportunisme
2014
Olivier Buchsenschutz

Extrait de : "Archéologie de la violence et de la guerre dans les sociétés pré et protohistoriques (édition électronique)"
Sous la direction d'Olivier Buchsenschutz, Olivier Dutour et Claude Mordant
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Gérard Bataille, Julio Bendezu-Sarmiento, Alexandre Beylier, Bruno Boulestin, Olivier Buchsenschutz, Alexandra Buzhilova, Marie-Hélène Días-Meirinho, Bernard Dedet, Émilie Dubreucq, Olivier Dutour, Henri-Paul Francfort, Eric Gailledrat, Rimantas Jankauskas, Jenny Kaurin, Sophie Krausz, Georges Marchand, Stéphane Marion, Sandra Péré-Noguès, Jean-François Piningre, Béatrice Vigié et Nicolas Rouzeau
2014
p. 209-215
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
commander le PDF [prix : 3,00 €]
Résumé
Les fortifications de hauteur sont les seules architectures de l’âge du Fer qui marquent encore notre paysage. Elles soulignent la majesté de sites remarquables, comme le massif du mont Beuvray ou la colline de l’Ipf. Leur fortification verrouille d’immenses surfaces, comme le plateau de Heidengraben à Grabenstetten, dont la défense paraît difficile. On peut distinguer en fait les remparts à poutrage interne et parement vertical, qui visent à souligner le statut particulier et le prestige d’une agglomération urbaine ; les talus massifs accompagnés de larges fossés, qui répondent à une menace effective ; les refuges fortifiés par la nature, délimités souvent par des falaises, qui sont utilisés plusieurs fois pendant la guerre des Gaules. Les données archéologiques permettent une lecture critique de César. Le célèbre murus gallicus met en évidence les racines symboliques de cette architecture militaire.

Abstract
Fortified hill forts are the only Iron Age architectures that have left an enduring mark on our countryside. They can be conceived as remarkable and majestic sites, as is the case for the Mount Beuvray or the Colline d’Ipf (Ipf Hill). The fortifications can also encompass vast areas, such as the Heidengraben plateau at Grabenstetten, that seem almost impossible to defend. Ramparts with internal structures of wooden beams and vertical faces highlight the high status and the prestige of an urbanised settlement; the massive embankments coupled with large ditches are the response to an effective menace; the naturally fortified refuges are often delimited by sheer rock faces, these features are all put to the test several times during the Gallic Wars. The archaeological data provides a critical reading of Caesar. The famous murus gallicus underlines the symbolic roots of this military architecture.