Intégrer les marges à la ville : l’extension des limites de Paris en 1860 et l’est parisien
2014
Christiane Demeulenaere-Douyère

Extrait de : "Formes et échelles des compositions urbaines (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre Pinon
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Frédéric Alexandre, Philippe Boudon, Noëlle Choublier-Grimbert, Christiane Demeulenaere-Douyère, Alain Génin, Yannick Jambon, Caroline Lecourtois, Pierre Pinon, Marie Pottecher, Serge Thibault, Clémentine Thierry
2014
p. 49-60
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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En 1860, la ville de Paris porte ses limites jusqu’au pied de son rempart militaire, annexant ainsi une partie de sa proche banlieue. Les communes annexées à la capitale perdent leur autonomie municipale et fiscale moyennant la promesse, en matière de sécurité, de viabilité et de salubrité, d’améliorations auxquelles elles aspirent. Toutefois, dans les « nouveaux arrondissements », ces souhaits ne vont pas se réaliser, au moins en partie, avant plusieurs décennies. À partir de l’exemple de l’est parisien (Belleville et Charonne), cet article se propose d’analyser le processus d’intégration des marges à la capitale, ses modalités et son calendrier : comment l’autorité centrale signifie-t-elle cette annexion en imprimant sa marque sur ces nouveaux territoires ? Envisage-t-elle une réelle intégration à la grande ville ou une « centralité périphérique » ? Comment les « nouveaux Parisiens » réagissent-ils devant le temps long nécessaire pour faire la ville ? Enfin, comment se sentir parisien après avoir été bellevillois ?