De l’urbanisme « à la française » à l’histoire des formes urbaines
2014
Pierre Pinon

Extrait de : "Formes et échelles des compositions urbaines (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre Pinon
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Frédéric Alexandre, Philippe Boudon, Noëlle Choublier-Grimbert, Christiane Demeulenaere-Douyère, Alain Génin, Yannick Jambon, Caroline Lecourtois, Pierre Pinon, Marie Pottecher, Serge Thibault, Clémentine Thierry
2014
p. 121-131
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Aux alentours de 1900 apparaissent les premières réflexions sur l’urbanisme et, conjointement, les premiers concours d’urbanisme (Barcelone, Anvers). Sont parties prenantes, en France, des architectes souvent lauréats du Prix de Rome (T. Garnier, L. Jaussely, H. Prost). Ils pratiquent un urbanisme de grands tracés, déterminant des îlots qui sont allotis. Il s’agit de compositions qui organisent la voirie et le parcellaire sur un mode classique nourri de références historiques, essentiellement françaises. On retrouve le quadrillage, les figures rayonnantes, les diagonales parfois multipliées et, quand le site le suggère, des tracés courbes. Ainsi s’est réalisée la reconstruction après la Grande Guerre, l’urbanisme colonial et la Reconstruction sous Vichy. Ainsi s’est développé un urbanisme « à la française », qui s’est en partie effacé devant le modernisme de la seconde reconstruction des années 1945-1950, et surtout dans les années 1960-1970.