Les établissements pour orphelines de Saint-Jacques-de-Compostelle (XVIIe et XVIIIe siècles)
Un exemple de transformation du cadre urbain par l’encadrement des déshérités - 2014
Ana M. Sixto Barcia

Extrait de : "Les Acteurs de la composition urbaine (édition électronique)"
Sous la direction de Brigitte Bertoncello
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Pierre-Yves le Pogam, Lorena Alvares-Delgado, Anna Maria Sixto Barcia, Fernando Suarez Golan, Annie Lagarde-Fouquet, Roseline Salmon, Nicole Even, Anne Debal-Morche, Catherine Bernie-Boissard, Roméo Terral, Denis Martouzet et Katia Ox, Brigitte Bertoncello, Serge Bianchi, Marie-Noële Denis, Martial Cavatz, Julio Velasco

Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 33-42
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Le contrôle et l’orientation des personnes défavorisées ont été l’une des préoccupations majeures des autorités civiles et religieuses à l’époque Moderne. La construction de centres d’accueil a généré une nouvelle formulation du paysage. Les hospices, les maisons d’orphelines ou les asiles se présentaient comme des lieux fortifiés et fonctionnaient d’une manière indépendante du reste du tissu urbain. En plus de provoquer la transformation matérielle de l’espace urbain, ils étaient une source de problèmes constants du fait de leur localisation, de leur fonctionnement et de leur entretien. La Maison d’orphelines et le Collège d’orphelines de Saint-Jacques-de-Compostelle, au xviie siècle, sont deux exemples révélateurs. À travers ces deux cas, on peut rendre compte du réaménagement des rues et de la fortification de l’espace urbain, mais aussi d’une certaine féminisation de l’espace.