Une cartographie des rocades ? Contourner les villes avant l'ère des ingénieurs
2014
Arnaud DHERMY

Extrait de : "Composition urbaine et réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre ZEMBRI ; 137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Nicolas COCHARD, Alain COUTELLE, Arnaud DHERMY, Marie DUSSIER, Jean-Louis ESCUDIER, Frédéric FERBER, Tommaso MELDOLESI, Francesca MORUCCI
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 29-44
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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L’examen des cartes modernes renvoie l’image d’un réseau routier presque exclusivement interurbain. Captif des structures de pouvoirs et d’échanges le trafic justifie alors cette tendance, que vient renforcer le réseau en araignée réalisé à partir du xviiie siècle, notamment autour de Paris. De même l’histoire des liaisons routières s’est intéressée aux usages que ces nouvelles chaussées royales matérialisaient désormais, et à leurs modèles : les voies romaines.
Dans un lacis ancien que de nouvelles infrastructures plus carrossables ont contribué à effacer, le réseau des itinéraires d’évitement reste, à l’époque moderne, à identifier et à décrire. Dans la mesure où l’encombrement d’un centre-ville ne date pas de l’ère industrielle, il conviendra de préciser ce qu’un itinéraire révèle d’un pôle urbain qu’il contourne, et ce qu’il renvoie du type de trafic qui l’emprunte. Il reviendra enfin de savoir ce que nous dit la cartographie à l’ère moderne sur la ville, comme choix ou comme nécessité de transit.