Comment desservir, par train à grande vitesse, les villes de l’Ouest breton ?
2014
Alain COUTELLE

Extrait de : "Composition urbaine et réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre ZEMBRI ; 137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Nicolas COCHARD, Alain COUTELLE, Arnaud DHERMY, Marie DUSSIER, Jean-Louis ESCUDIER, Frédéric FERBER, Tommaso MELDOLESI, Francesca MORUCCI
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 11-28
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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La desserte ferroviaire à grande vitesse des villes bretonnes peut paraître simple et facile à rentabiliser : le pays n’est pas montagneux, la densité de population est dans la moyenne nationale, les industries agro-alimentaires sont actives, le tourisme est bien développé, etc. Sur le terrain, ce n’est pas si simple. À l’exception de Rennes, la capitale, la plupart des villes bretonnes d’une certaine importance sont des ports situés dans des sites particuliers, au bord d’abers encaissés (côtes nord et ouest) ou le long d’un littoral à la morphologie complexe qui résulte d’un ennoiement récent et n’a donc pas eu le temps d’être régularisé (côte sud). Cette implantation originale est liée à l’importance des anciens échanges commerciaux par cabotage côtier qui avait tout avantage à disposer de ports à marée localisés le plus possible à l’intérieur des terres.
Desservir par chemin de fer les villes bretonnes suppose la construction de nombreux ponts et viaducs dans un contexte compliqué par la dispersion de l’habitat. Le prolongement de l’actuelle ligne rapide du Mans à Rennes ne pose donc pas de difficultés particulières et est en cours. La suite est plus problématique, de nombreux choix d’itinéraires restent à faire, sans certitude que les financements suivront, de la part de l’État et même de la région.


Abstract
In Brittany, construction of new lines for high speed trains seems easy and profitable. The topography seems flat, agro-alimentary business is active, the population density is normal, tourism largely developed, etc. On field, the situation appears more complex. Apart from Rennes, the capital, most of the Breton cities are harbours located in narrow rias (north and west coast) or along complicated shorelines recently submerged and, for this reason, unregularised (south coast). In past times, coasting was the major mode of transport. In this case, taking in account the importance of tide in Brittany, the more the port is inland, the more is good for transaction.
Railway construction implies bridges and viaduct constructions with some complications linked at the traditional scattered settlement. To extend the Paris – Le Mans high speed railway from Rennes is easy and actual. After, it will be more complex and many itineraries are uncertain. Credit is also uncertain, from the central administration and also, from the regional one.