Paysages : du temps linéaire au temps complexe
2014
Claire Marchand

Extrait de : "Le Temps du paysage (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Textes de Jean-Pierre Deffontaines, Madeleine Griselin, Claire Marchand, Sébastien Nageleisen, Serge Ormaux, Bernard Rollet, Antonella Tufano-Vionnet, Philippe Valette, Jean-Claude Wieber
2014
p. 35-43
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Le temps des paysages est généralement associé à l’idée d’une évolution linéaire, voire ontogénétique (naissance, vie, mort). La dégradation des formes serait ainsi le mode d’évolution spatio-temporel normal. Une fois créées, celles-ci ne pourraient que subir l’usure du temps, effacées peu à peu par les formes postérieures. Les études récentes montrent que cette conception linéaire doit être modifiée au profit d’une vision entremêlant les temporalités. Ainsi, la structuration des formes semble relever pour l’essentiel d’un processus d’auto-organisation, selon lequel non seulement elles ne font pas que se dégrader dans le temps, mais peuvent s’enrichir sous l’effet des événements postérieurs. À l’encontre d’une conception statique et stratifiée, il est possible de proposer un autre modèle, dynamique, d’évolution des formes, reposant sur des processus de conservation, de transformation et de transmission conjuguant permanences et changements.