Construction toponymique ou mise en ordre du paysage touristique ? Le cas du massif du Mont-Blanc
2014
Christophe Gauchon

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 79-94
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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Comment les premiers voyageurs, explorateurs et touristes perçurent-ils les paysages de la haute montagne alpine ? Et de quels mots disposaient-ils pour les décrire ? Qui prit d’abord conscience des caractéristiques grandioses de la montagne englacée et du parangon qu’en est le Mont-Blanc : les habitants des lieux ou les voyageurs ? De nombreux chercheurs ont défendu l’idée que le paysage de la haute montagne a été une création de la sensibilité urbaine préromantique. L’enquête toponymique, menée ici d’après un corpus d’ouvrages publiés entre 1742 et 1835 complété par des sources cartographiques, permet d’établir que de nombreux pics et glaciers du massif étaient dénommés de façon précise et individualisée avant même l’arrivée de Windham en 1741, primo-touriste canonique de la vallée de Chamonix. Ces noms participaient d’une bonne connaissance du milieu, souvent sous-estimée, et en particulier des itinéraires empruntés pour traverser le massif. Les voyageurs vont recueillir ces toponymes, les mettre au service d’une mise en ordre du paysage touristique et les propulser à travers leurs œuvres au-delà des limites de la vallée.