Identité, paysage et patrimoine sur une plage catalane
2014
Eliseu Carbonell

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 121-131
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Cet article porte sur la patrimonialisation du paysage maritime de la côte catalane. Il se fonde sur l’étude ethnographique d’une plage connue comme la « plage des pêcheurs » d’un village de la province de Barcelone (Catalogne, Espagne). Cette plage abritait une importante activité de pêche qui a peu à peu disparu à partir des années soixante, à mesure que le tourisme occupait les lieux. Pourtant, ces dernières années, on y constate la réapparition des bateaux de pêche sous forme d’activité patrimoniale. L’analyse ethnographique montre que la production de patrimoine ne se limite pas à quelques bateaux, objets et installations, mais qu’elle s’étend à la plage et à l’ensemble du paysage maritime, élevant le paysage au rang de patrimoine. Analysant le phénomène d’un point de vue anthropologique, on remarque que la plage constitue, après l’extinction de la pêche, un « territoire du vide » – pour employer l’expression d’Alain Corbin – sur lequel se réinvente l’identité locale.