De la représentation à la gestion de la « valeur universelle exceptionnelle » dans les paysages culturels du patrimoine mondial : l’exemple de la « Région viticole historique de Tokaj » (Hongrie)
2014
Serge Briffaud et Aline Brochot

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 147-160
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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L’analyse du processus d’inscription au Patrimoine mondial du « paysage culturel » de Tokaj permet de montrer que la possibilité de véritablement gérer un tel bien dépend étroitement de la manière dont est définie et représentée sa « valeur universelle exceptionnelle ». Le choix patrimonial effectué par les acteurs de l’inscription a consisté, dans le cas de Tokaj, à associer la valeur du paysage à son caractère viticole et à la « renaissance » du prestigieux vignoble de jadis. Ce choix va de pair avec la construction d’un « récit paysager » qui conforte, d’un point de vue symbolique, les positions occupées localement par les nouveaux « seigneurs » du vin. On constate néanmoins que cette vision de la valeur ne parvient pas à fonder une approche vraiment partagée des actions à mener pour la gestion du bien inscrit. L’application du plan de gestion se heurte ainsi à la résistance de certains des acteurs participant de fait à l’entretien et à l’évolution des paysages.