La construction d’un paysage identitaire : le vignoble de Bordeaux
2014
Sandrine Lavaud

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 161-178
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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Le vignoble fait partie du triptyque définissant, avec le port et l’architecture de pierre, le paysage patrimonial du Bordeaux actuel. Pourtant, son paysage viticole a été progressivement effacé par l’urbanisation et relève de plus en plus d’un paysage imaginaire. Construction historique remontant à l’Antiquité, il devient pleinement identitaire pour la ville durant les beaux jours de l’union anglo-gasconne (1152-1453). Mais il ne fait alors l’objet d’aucune figuration et seules les sources textuelles permettent de le reconstituer. À l’Époque moderne, hormis quelques dessins ou plans succincts dressés pour des procès, il faut attendre les plans géométraux et la généralisation des plans terriers au XVIIIe siècle pour qu’il devienne un paysage représenté et intégré au portrait de la ville. Comment le vignoble s’impose en marqueur paysager de Bordeaux ? Quelles restitutions l’historien peut retirer des sources disponibles ?