Le paysage de la lavande : entre éphémère et intemporel
2014
Brigitte Naviner

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 179-188
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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Le paysage de la lavande offre la complexité et l’ambiguïté de l’image d’une culture moderne (celle du lavandin et des grands plateaux) choisie pour évoquer un art de vivre authentique s’inscrivant dans une longue tradition. Il a aussi l’apparente contradiction d’un symbole qui accorde à la lavande une immortalité que les inquiétudes récurrentes des producteurs semblent démentir. Cet article se propose d’explorer les rapports complexes que la lavande, son image, ses paysages entretiennent avec le temps, entremêlant des échelles très variables, temps bref de la floraison, temps cyclique de l’agriculture et des saisons, temps historique de son exploitation et du développement de la culture, enfin temps de l’invention du paysage de la lavande, temps éminemment complexe car tout à la fois instantané, ancré dans un long processus d’élaboration et de reconnaissance d’un paysage désormais presque intemporel, celui de l’âme de la Provence.