Les paysages lacustres de l’île de Flores (Açores) : entre déni et protection
2014
Nina Soulimant

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 249-261
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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Située à plus de 2 000 kilomètres de tout continent, Flores est l’archétype de l’île isolée et préservée. Sept lacs volcaniques présentant une valeur paysagère exceptionnelle se répartissent sur ce petit territoire insulaire. Leur image est aujourd’hui largement utilisée comme support de l’attrait touristique de l’île, qui voit fleurir le tourisme de nature depuis une dizaine d’années. Ces lacs se trouvent dans la zone centrale de l’île, dans des espaces protégés de landes et de sphaignes. Traditionnellement, ces espaces n’ont jamais été habitées par les insulaires, elles leur servent uniquement de zones de pâturages. Les résultats d’une enquête réalisée auprès de la population mettront en évidence l’imaginaire collectif lié aux lacs, tout en tentant de comprendre quelle relation les insulaires entretiennent réellement avec les espaces lacustres de leur île. Car, malgré le contexte de préservation patrimoniale et environnementale, une contradiction étonnante s’impose. Alors même que l’île est de plus en plus protégée, admirée et valorisée par des acteurs extérieurs, on trouvait encore il y a peu une décharge publique, quotidiennement alimentée, en plein cœur de la zone protégée. Comment des visions si divergentes du paysage et de la protection peuvent-elles se côtoyer ? Un changement dans le rapport entretenu par les Florentins avec leurs lacs se profile-t-il à l’horizon ?