(Re)construire un paysage : analyse des opérations de revégétalisation des pistes de ski à l’Alpe d’Huez
2014
Laine Chanteloup

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 323-333
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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Les territoires de montagne ont vu le développement d’importants domaines skiables qui ont fortement transformé les paysages. Afin de remettre en état les terrains de montagne marqués par l’homme, les stations de ski ont développé des techniques d’ingénieries écologiques. Cet article vise à interroger la notion de paysage à travers l’analyse d’un procédé technique qu’est la revégétalisation des terrains de montagne. Une étude de terrain sur la revégétalisation à l’Alpe d’Huez a permis d’effectuer une étude diachronique sur la nature même du projet de revégétalisation. Il apparaît que cette technique, vue tout d’abord comme un outil pour la réparation d’un patrimoine naturel, évolue vers un processus de restauration, voire de création d’un nouveau paysage à des fins touristiques. L’évolution de la nature du projet de revégétalisation a des implications territoriales, elle questionne les démarcations entre réparation, restauration, recréation et création d’un paysage.