La protection des paysages en Alsace dans l’entre-deux-guerres (1919-1939)
2014
Nicolas Lefort

Extrait de : "Paysages, patrimoine et identité (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Louis Bergès, Eva Bigando, Bernadette Blanchon, Mathieu Bonnefond, Laure-Agnès Bourdial, Serge Briffaud, Aline Brochot, Eliseu Carbonell, Juliette Carré, Laine Chanteloup, Joël Chatain, Bernard Davasse, Marie-Noële Denis, Gemma Domènech Casadevall, Vanessa Fernandez, Federico Ferretti, Christophe Gauchon, Alain Génin, Alexis Gonin, Monique Gros, Brice Gruet, Mohamed Hamdi, Jean-Pierre Husson, Véronique Laporte, Sandrine Lavaud, Nicolas Lefort, Guy Lempérière, Colette Merlin, Brigitte Naviner, Justine Pasquier, Pierre-Yves Péchoux, Yves Petit-Berghem, Cyril Polycarpe, Chloé Rosati-Marzetti, Sylvie Servain-Courant, Luís Silva, Thierry Simon, Nina Soulimant, Meritxell Sucarrat Viola, Clémentine Thierry, Bart Tritsmans, Céline Tritz, Jean-René Trochet, Antoine Veyriras
2014
p. 383-394
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
commander le PDF [prix : 3,00 €]
En 1918, l’Alsace fait retour à la France après un demi-siècle de séparation : les paysages y sont protégés par une loi locale de 1910 pour la protection de l’aspect local. Celle-ci est insuffisante et il est très vite question d’introduire la législation française sur les monuments historiques, puis sur les sites et monuments naturels de caractère artistique, qui permet leur classement. Les commissions chargées d’appliquer cette législation au niveau régional, puis national et départemental, veillent d’abord à protéger les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Elles commencent aussi à se préoccuper des abords des monuments et à classer des ensembles de maisons traditionnelles. Elles élaborent une véritable doctrine de protection afin de limiter le mitage des plus beaux sites des Vosges, en proie à la multiplication des constructions touristiques, des activités industrielles et commerciales. Enfin, elles proposent des modèles d’habitations respectueux du caractère local.