Le bassin de Longwy et son paysage : de l’industrie sidérurgique à « la civilisation du loisir », une mue difficile ?
2015
Annick BATARD

Extrait de : "Ordonner les lieux et les hommes (édition électronique)"
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010

Annick BATARD, Ornella MELENDEZ, Sylvie NAIL, Jean-Noël CONSALES, Magali DESCHAMPS-COTTIN, Carole BARTHÉLÉMY, Valérie BERTAUDIÈRE-MONTÈS, Marie-Hélène LIZÉE, Marie GOIFFON, Émeline HATT et Vincent VLÈS, Alexandra BAIXINHO, Khadidja MANSOURI, Angelo BERTONI
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 7-16
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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L’article vise à interroger la reconfiguration de l’espace urbain marqué par l’industrie sidérurgique au xxe siècle, dans le bassin de Longwy en Meurthe-et-Moselle. Ce dernier passe d’une époque industrielle, entièrement dédiée à l’industrie du fer à une prépondérance des activités tertiaires, notamment touristiques et artistiques, non sans mal d’ailleurs. Dès 1978, le démantèlement de la sidérurgie voulu par les pouvoirs publics, inflige de grandes blessures dans le territoire et l’emploi longoviciens. Durant un moment, les friches industrielles témoignent des meurtrissures. Aujourd’hui, malgré quelques vestiges, Longwy n’a pas pris l’option muséographique de Völklingen en Allemagne. La ville, qui dispose d’une source, sans être devenue thermale, voit ses remparts fortifiés par Vauban, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008. Longwy produit également des émaux d’art. Sur les anciens sites des usines sidérurgiques se bâtissent différents immeubles d’habitation, au milieu d’une nature, qui reprend ses droits de manière exubérante. Des projets d’aménagement urbain, touristique et culturel sont également à l’étude.