Victor Coste et la révolution aquatique du XIXe siècle
2014
Olivier Levasseur

Extrait de : "Acteurs célèbres et obscurs de l'aménagement du territoire (édition électronique)"
Sous la direction de François Bart
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de François Bart, Stéphane Blond, Annie Lenoble-Bart, Olivier Levasseur, Caroline Millot, Pierre Pinon
Éditions du CTHS
2014
p. 31-46
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Édition électronique, texte vendu en PDF
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Sous le Second Empire, l’État français finance massivement des travaux scientifiques, permettant un important renouvellement des relations entre les hommes et leur environnement. Nous nous pencherons ici sur le développement des activités aquacoles, dont le but avoué est de les transformer en s’inspirant de paradigmes industriels et agricoles. La figure de proue de ce mouvement est l’embryologiste Victor Coste (1807-1873), professeur au Collège de France, membre de l’Institut et inspecteur général des pêches. Ses recherches s’exercent dans le domaine d’une aquaculture globale, pisciculture en eaux douces comme « mariculture », mise en culture des mers. Il mène notamment une série d’expérimentations ostréicoles sur le littoral français, créant un modèle d’exploitation des eaux. Ses travaux ont pour but de transformer les écosystèmes et les mettre au service des hommes ; ils s’intéressent aussi à la gestion des ressources pour en assurer la pérennité. À l’étranger, ces travaux suscitent un fort intérêt et sont reçus de manières très contrastées. Lorsque Coste décède en 1873, il est devenu un paria, trop lié au régime impérial qui l’avait comblé d’honneurs et qui a sombré en 1870. Il s’agit donc ici d’éclairer le rôle exact de Victor Coste dans la révolution aquatique du XIXe siècle.