L'Espace du sacré dans la composition et l'évolution de la ville
2015
Colette Jourdain Annequin

Extrait de : "Composition(s) urbaine(s) (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Louis Tissier
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012
Textes de Germaine Aujac, Colette Jourdain-Annequin, Giorgios Sanidas, Jean-Pierre Laporte
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 13-22
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Dans La Naissance de la cité grecque, F. de Polignac soulignait le rôle du sacré dans l’émergence de la cité. Sans discuter de l’importance relative des facteurs constitutifs de cette dernière, on peut s’accorder sur le fait que les dieux semblent bien avoir été indispensables pour fonder – ou représenter – l’identité du groupe, que l’espace qu’on leur consacre est, dès le départ, fondamental. C’est de la place de l’espace cultuel dans la cité qu’il est question dans ce texte et singulièrement de « l’exception » athénienne et du schéma monocentrique qui l’organisait si l’on en croit Aristote. C’est ce schéma qui est remis en question ici : diversité des cultes, importance d’une seconde zone cultuelle (plus ouverte aux étrangers et même aux esclaves) aux limites sud de la ville, près de l’Ilissos. L’exemple des cultes d’Héraclès achève de convaincre qu’il faut se garder de la vision réductrice et idéologiquement orientée que donne Aristote d’un prétendu monocentrisme d’Athènes.