Vigne et cabotage en Méditerranée nord-occidentale au XVIIIe siècle
2008
Gilbert Buti

Extrait de : "La vigne en Méditerranée occidentale (édition électronique)"
sous la direction d'Antoine Casanova ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Gilbert Buti, Antoine Casanova, Catherine Chadefaud, Philippe Moustier, Raoul Normand, Alain Pernet, Éric Rouvellac, Jean-Christian Tulet et Hélène Velasco-Grassiet
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 9-26
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le cabotage participe aux échanges de proximité entre les rives de la Méditerranée nord-occidentale. Cette activité, qui apparaît de manière très discrète dans nos sources, se présente pourtant à bien des égards comme le « père nourricier des provinces méridionales ».
Parmi les produits transportés à bord des diverses embarcations, les futailles de vin figurent en bonne place sur les nombreuses « lignes » que fréquentent bateaux et tartanes dans le cadre de simples navettes ou celui de complexes circuits entre Provence, Languedoc, Corse et Ligurie. Ces livraisons s'inscrivent dans des stratégies entrepreneuriales qui donnent corps à de multiples formules d'associations.
Le « vin de côte » ou « vin de barque » provient de vignobles établis en « filagnes ou oullières » sur les franges littorales. Toutefois, l'appel des marchés proches et lointains contribue à son extension et à la spécialisation d'espaces « en vigne épaisse » ainsi que le mentionnent cadastres et actes notariés. La proximité du rivage constitue un atout majeur pour la diffusion d'une production viticole à laquelle participent activement, comme en témoignent patrimoines, inventaires ou observations, ces mêmes gens de mer languedociens, provençaux ou cap-corsins.