Les mutations récentes du vignoble des Côtes de Provence
2008
Philippe Moustier

Extrait de : "La vigne en Méditerranée occidentale (édition électronique)"
sous la direction d'Antoine Casanova ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Gilbert Buti, Antoine Casanova, Catherine Chadefaud, Philippe Moustier, Raoul Normand, Alain Pernet, Éric Rouvellac, Jean-Christian Tulet et Hélène Velasco-Grassiet
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 51-62
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L'appellation Côtes de Provence, VDQS depuis 1951, devenue AOC en 1977, est la plus vaste des appellations viticoles provençales et la deuxième de la France méditerranéenne. Depuis vingt-cinq ans elle a connu toute une série de mutations visant à améliorer la qualité (encépagement, vinification, encadrement technique), mais aussi d'opérations commerciales et promotionnelles (image du vin rosé), pour stimuler les ventes et conserver les parts de marché. Le vignoble couvre aujourd'hui près de vingt mille hectares et produit autour de neuf cents à neuf cent cinquante mille hectolitres de vins par an, dont 80 % en rosé. La production est vinifiée dans quarante-huit caves coopératives (55 % du volume) et trois cent cinquante-cinq caves particulières. Depuis quelques années une politique de hiérarchisation du vignoble, recherchant à valoriser davantage les terroirs, se dessine dans le cadre des appellations sous-régionales, dont celle de la Sainte-Victoire, à l'ouest de l'aire, est en bonne voie de concrétisation.