Quand le travail au service du propre interroge le propre du travail
2008
Marie-Armelle Barbier-Le Déroff

Extrait de : "Le travail comme catégorie culturelle (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Trochet ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Philippe Martin, Philippe Masson, Christine Naslin-Gaudin, Hervé Le Bret, Noël Barbe, Odile Join-Lambert, Marie-Armelle Barbier-Le Déroff, Cécile Blondeau, Valeria Siniscalchi, Paul van der Grijp, Michel Pigenet, Sébastien Paul, Bruno Étienne
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 77-89
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dans le centre de nombreuses villes, des agents communaux arpentent les rues pour effacer les traces matérielles du sale que représentent papiers, bouteilles, déjections canines, feuilles mortes... Leur action s'exerce dans des environnements physiques et des espaces sociaux où passants, habitants du quartier, supérieurs hiérarchiques, élus, exercent, de façon directe ou indirecte, un rôle de donneurs d'ordre. Ces employés utilisent leurs rapports avec l'espace et le matériel pour analyser, résoudre ou critiquer les situations auxquelles ils sont confrontés. L'étude restituée ici montre comment, dans le cadre de situations singulières, face à des objectifs multiples à caractères paradoxaux ou même contradictoires, des agents interprètent les interactions qu'ils vivent comme des miroirs réfléchissant les regards portés par l'autre sur leur profession, leurs équipes de travail, leur propre personne. Ils y perçoivent une reconnaissance ou non de leur travail, ce qui a une incidence importante sur leurs façons de faire et leur manière d'être.