Projets de marché et représentations locales du travail à Wallis, en Polynésie occidentale
2008
Paul van der Grijp

Extrait de : "Le travail comme catégorie culturelle (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Trochet ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Philippe Martin, Philippe Masson, Christine Naslin-Gaudin, Hervé Le Bret, Noël Barbe, Odile Join-Lambert, Marie-Armelle Barbier-Le Déroff, Cécile Blondeau, Valeria Siniscalchi, Paul van der Grijp, Michel Pigenet, Sébastien Paul, Bruno Étienne
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 115-130
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dans la société contemporaine de Wallis en Polynésie occidentale, les Wallisiens opèrent une distinction entre le travail masculin et le travail féminin en termes de gaue fakatagata et gaue fakafafine. La tâche principale des hommes wallisiens est la production de nourriture, sous forme de tubercules, de cochons et de denrées de la mer (poissons), tandis que les femmes produisent du tapa et des nattes. En plus, certains hommes s'engagent dans la politique (la chefferie), tandis que la plupart des femmes adultes donnent naissance aux enfants, prennent soin de ceux-ci et du ménage. Depuis un siècle et demi, les guerres (locales) appartiennent au passé, ou sont transformées dans l'exécution de danses guerrières accompagnées de chansons dans lesquelles la masculinité est exprimée de façon dramatique. Les hommes et les femmes sont tous impliqués dans des circuits de dons formels et informels, quoique les présentations de dons et les discours les plus formels, le plus souvent autour d'un bol de kava, soient exécutés par des hommes. Dans ma contribution, j'essaie de comprendre pourquoi les tentatives d'implantation d'un marché central à Wallis se sont toutes soldées par un échec, ma réponse faisant appel aux représentations indigènes du travail.