Le cosmographe et le voyageur, de l'indifférence à la rencontre
2008
Christiane DELUZ

Extrait de : "Les voyageurs au Moyen Âge (édition électronique)"
sous la direction de Henri Bresc et Denis Menjot ; 130e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Nicolas DROCOURT, Eva PIBIRI, Olivier TROUBAT, Sébastien NADOT, Sébastien GARNIER, Dominique LAURENT, Bruno SINTIC, Gilles BERTRAND, Yann DEJUGNAT, Michèle TOUCAS-BOUTEAU, Christiane DELUZ, Christine BOUSQUET-LABOUERIE

2008
p. 134-141
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La géographie, discours sur la terre, résulte d'un savoir, le discours, et d'une expérience, celle de la terre. La communication cherche à poser quelques jalons de cette rencontre entre savoir et expérience à partir de quelques exemples pris dans la littérature de la chrétienté occidentale.
Durant les premiers siècles du Moyen Âge, les textes scientifiques ne traitent de la terre que comme d'un des quatre éléments qui composent le cosmos, tandis que les récits de voyage, essentiellement des pèlerinages à Jérusalem, ne font à peu près aucune place à la géographie descriptive.
À partir du XIIe siècle, la curiosité se manifeste, les auteurs se refusent à répéter les écrits des Anciens s'ils ne sont pas corroborés par leurs propres observations, tandis que les voyageurs s'intéressent au monde qu'ils découvrent et confrontent leur savoir et leurs découvertes. L'étude de textes d'Albert le Grand, de Guillaume de Boldensele, de Jean Buridan, entre autres, permettent d'illustrer cette lente élaboration de la géographie.