Les antiquités de Sinope du Pont dans les récits de voyageurs (XVIIIe et XIXe siècles)
2009
Claire BARAT

Extrait de : "L'Antiquité vue par les voyageurs (édition électronique)"
Sous la direction de François BARATTE ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Claire BARAT, Cécile DESLANDES, Bernard DOUMERC, Jean-Pierre GRELOIS, Céline GUILMET, Lucile HAGUET, Jean LACROIX, Pascale LINANT DE BELLEFONDS, Gwendoline PLISSON, Virginia SALAMANQUES PEREZ, Esther SANCHEZ-MEDINA, Zinovia VERGHIS
Paris, Éditions du CTHS
2009
p.7-16
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Aux XVIIIe et XIXe siècles, la ville ottomane de Sinoub, ancienne Sinope du Pont, a accueilli de nombreux voyageurs, qu'ils soient diplomates, érudits, militaires ou simples touristes : ce sont des personnes cultivées connaissant les grands traits de l'histoire de Sinope et qui sont capables de citer les principaux auteurs qui ont décrit Sinope (Strabon, Xénophon et Pline le Jeune). C'est en 1701 qu'a lieu le premier voyage scientifique à Sinope (Piton de Tournefort), mais il faut attendre le Consulat et l'Empire pour que de nombreux voyageurs fassent étape à Sinope, accueillis de 1803 à 1809 par Pascal Fourcade, consul de France et passionné d'archéologie. C'est au milieu du XIXe siècle que Sinope devient une étape importante dans les voyages d'explorations scientifiques en Anatolie (Hamilton, Hommaire de Hell) avant d'être le but unique d'un voyage touristique cultivé (Lydie Paschkoff en 1888). L'étude des descriptions de Sinope permet de noter l'évolution de l'approche de l'Antiquité par les voyageurs : tout d'abord source de collections d'antiques (monnaies, statues), elle est étudiée pour elle-même essentiellement à travers les vestiges monumentaux et les inscriptions.