L'Orient de Pierre Gilles
connaissance et reconnaissance - 2009
Jean-Pierre GRÉLOIS

Extrait de : "L'Antiquité vue par les voyageurs (édition électronique)"
Sous la direction de François BARATTE ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Claire BARAT, Cécile DESLANDES, Bernard DOUMERC, Jean-Pierre GRELOIS, Céline GUILMET, Lucile HAGUET, Jean LACROIX, Pascale LINANT DE BELLEFONDS, Gwendoline PLISSON, Virginia SALAMANQUES PEREZ, Esther SANCHEZ-MEDINA, Zinovia VERGHIS
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 43-51
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Pierre Gilles ( 1489-1555 ) a séjourné plusieurs années dans l'Empire ottoman, en particulier à Istanbul. Grâce à deux ouvrages posthumes, le Bosphore de Thrace et la Topographie de Constantinople, il est tenu pour le pionnier des études consacrées à la capitale de l'Empire byzantin.
À en croire les motifs officiels de son voyage, Gilles devait collecter en Orient des manuscrits pour la bibliothèque royale de Fontainebleau. Or le butin fut en ce domaine plus que maigre. Pourtant, divers indices laissent entrevoir d'autres objectifs. La périlleuse alliance que François Ier cherchait à nouer avec Soliman le Magnifique contre les Habsbourgs permettait à un esprit curieux de rassembler dans l'Empire ottoman des renseignements de toutes natures, à toutes fins utiles. De ce point de vue, la formation humaniste, donc encyclopédique, constituait un bon bagage.
Il s'avérerait donc, une fois de plus, que les études byzantines eurent partie liée avec certains aspects de la politique extérieure de la France.