Premiers témoignages de voyageurs sur Aphrodisias de Carie
2009
Pascale LINANT DE BELLEFONDS

Extrait de : "L'Antiquité vue par les voyageurs (édition électronique)"
Sous la direction de François BARATTE ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Claire BARAT, Cécile DESLANDES, Bernard DOUMERC, Jean-Pierre GRELOIS, Céline GUILMET, Lucile HAGUET, Jean LACROIX, Pascale LINANT DE BELLEFONDS, Gwendoline PLISSON, Virginia SALAMANQUES PEREZ, Esther SANCHEZ-MEDINA, Zinovia VERGHIS
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 92-106
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Situées sur un haut plateau de l'Anatolie occidentale, aux confins nord-est de la Carie, les ruines d'Aphrodisias commencèrent à attirer quelques voyageurs occidentaux dès le début du XVIIIe siècle. Malgré la rareté des sources littéraires antiques la mentionnant, l'emplacement de la cité d'Aphrodite était en effet connu des érudits. Pour autant, l'accès n'en était pas aisé ; les voyageurs qui s'éloignèrent des sentiers battus pour la visiter ne manquèrent pas d'être séduits par l'extraordinaire beauté du site, et par l'étendue des ruines, encloses dans une muraille de trois kilomètres et demi dans laquelle étaient remployées de nombreuses inscriptions. À partir de récits publiés et de documents d'archive inédits, nous nous proposons de confronter les témoignages écrits et figurés de quelques-uns de ces premiers visiteurs - Richard Pocoke, Charles Fellows et George Scharf, Alexandre et Léon de Laborde, Charles Texier - aux réalités archéologiques révélées par les fouilles.